Victor Varjac



 Rencontre de Victor VARJAC avec l'œuvre de Jacques COURTENS   





   "La princesse de Chrystal  ou l'extraordinaire voyage au pays de Jacques Courtens"

J.Coutens 

La Princesse de Chrystal est née de la rencontre entre un peintre de renom et un poète reconnu. Ce simple contact visuel a prolongé le geste et la couleur en une interféreence de pensées, avant d’exploser en une fusion créatrice, une fécondation désirée puis sublimée.

Les tableaux de Jacques Courtens, par la Magie de Varjac,  sortent de leur cimaise et vivent une aventure passionnelle derrière le rideau rouge du théâtre. Le lecteur étonné voit soudain les personnages des œuvres du peintre, prendre la parole, puis marcher, danser, flotter dans un décor tantôt céleste, tantôt sombre et tourmenté. Ces êtres tout à l’heure encore immobiles, accèdent à cette incarnation imaginaire par la puissance du Verbe. Car ce monde mental de Courtens, est d’abord un tourbillon d’un bleu léger que les ténèbres peuvent envahir à tout moment.

J.CoutensL’amour des corps, de la vie, de la beauté de l’insouciance, de l’érotisme chantent et rient, mais la mort, cette « belle Faucheuse », rôde, telle une menace permanente, avant d’être abolie. Les créatures impalpables, et pourtant bien vivantes, organisent une ronde onirique et jonglent avec allégresse dans tous les méandres du cosmos. Le poète va rejoindre le peintre dans ce « voyage initiatique »

Le regard a été déterminant dans la conception de l’œuvre théâtrale ; le regard mais également la Musique, puisque le premier personnage que le spectateur découvre sur scène est Xénos, le compositeur dont le génie domine son siècle.


J CourtensMalgré cette reconnaissance internationale unanime, Xénos ne parvient pas à transcrire une phrase mélodique en si bémol. Cet acte, si simple et presque quotidien pour le « Maître » se transforme en une quête désespérée. Ce chant à la fois présent et lointain le poursuit, l’obsède, le traque, au point qu’il tombe dans un anéantissement léthargique.

C’est alors qu’une ambassadrice d’un monde inconnu propose son aide au compositeur tenu en échec par quelques notes qui refusent d’être transcrites sur du papier réglé.

A la suite de Xénos, le spectateur découvre avec angoisse, la cruauté, les sortilèges, la fureur, la révolte et l’amour : domaines privés du Fantastique.


J courtensDans un Royaume appelé « Blaiwir-Magia » (la Magie Bleue ), squelette et sorcière, mort au double mirage, et bien entendu Oxalyne, ravissante Princesse de Chrystal, se croisent,  s’allient, se trahissent, se combattent à mort pour préserver ou régner sur un monde irréel, plus présent que celui des hommes.

Ne nous y trompons pas, la mort joue  un rôle prépondérant dans cette pièce époustouflante.

La mort, celle qui dévore la matière de la pierre inerte à l’être humain, sans jamais rien omettre, se heurte, au monde imaginaire où elle n’existe plus.

Vaincue, une première fois par la toute puissance de l’acte créateur du peintre Earius, elle disparaît avec fureur dans le ventre inquiétant de la J courtensténèbre, tandis que le compositeur se met à fredonner la phrase musicale qu’il ne pouvait retenir.

Le poète n’a pas fini de nous étonner, car il semble pouvoir, à l’infini, repousser les limites d’une inspiration chaque fois plus étonnante et qui donne au quotidien un nouvel élan, une perspective inconnue.

Varjac a commencé cette pièce , grâce à l’interconnexion de la vue, de la parole et de l’audition. Au second acte, le poète franchit un pas décisif. Il n’hésite pas à traverser « l’invisible miroir » qui sépare le monde réel du monde « surréel ». Il ne s’agit pas, chez cet auteur d’un artifice littéraire, mais bien d’un message métaphysique, une grave leçon de morale et d’humanité. Un monde plus précis émerge des songes du poète, lorsque l’imaginaire rejoint le tangible. Varjac , aurait-il découvert, comme Nicolas Flamel, cette pierre philosophale, transformant notre monde à trois dimensions, en un royaume éternel, J courtensplus passionné, plus ardent, plus terrible mais aussi plus admirable que le nôtre ?
Avec Florina , nous entrons dans la dramaturgie d’ une épopée où les couleurs et les gestes du peintre se sont métamorphosés en de véritables héros cosmiques.

En acceptant de suivre, sans réserve, le poète,  lecteur et spectateur découvriront un monde stupéfiant au-delà même de tout ce que l’on peut encore imaginer !
Mais attention, il s’agit d’une trilogie et Varjac, avec cette première pièce, vient d’écrire « l’extraordinaire». Un chef-d’œuvre serait-il en marche ?
 

                                                  Andrée SATGER


Les peintures de Jacques Courtens

1 Oxalyne (La princesse de Chrsytal) ;
2 Earius (Le peintre) ;
3 Xénos (Le compositeur) ;
4 Cendrina (La sorcière) ;
5 Florina  (en jeune fille) ;
6 Earius peignant Andjihard (La seconde mort). 
 


                 http://www.artcourtens.com/    www.varjac.com




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