N° spécial Hommage à Paul Jolas

Revue en Hommage à paul Jolas père fondateur de la Revue Rencontres artistiques et littéraires et des éditions La maison Rhodanienne de Poésie.
extrait de la Rencontres avec Rencontres
« Vieil écrivain polonais désire léguer son bagage d'ombre »
Paul Jolas lut cette annonce dans un quotidien national. Il écrivit; nous fîmes connaissance de Joseph Choko: grand, massif, des lunettes et un nez à la Woody Allen, un rire communicatif, le goût des autres. Avec le bagage de sa vie il léguait « Rencontres », revue fondée peu après la guerre. Mille idées circulaient sous son crâne sans faire de tempête. Il innovait, écrivait, décorait, peignait avec une vitalité qui nous laissait fatigués et pantois. D'un coup d'œil il mesura les vastes locaux utilisables d'une bibliothèque. Il suggéra à Paul de les utiliser; dès lors les manifestations se succédèrent mais tout cela avec l'accord d'une municipalité intelligente et une équipe soudée et solide.
En reprenant la revue, Paul Jolas fit appel aux grands auteurs contemporains. le premier à répondre fut Henry de Montherland. le modèle ne ressemblait pas au portrait hautain qu'il a laissé. Certes du Commandeur il conservait la stature et une sévérité de jugement qu'il appliquait avec une certaine volupté. Parmi tous les personnages de son œuvre romanesque Montherlant éprouvait une tendresse particulière pour André Hacquebaut l'amoureuse, la vielle fille crampon torturée et repoussée par le romancier Costals dans « Les jeunes filles ». jeanne Sandelion a t elle été le modèle de ce Paul Jolas entretint avec elle une longue correspondance; elle sut garder son mystère, malgré ses poèmes poignants. Et puis vinrent Michel Butor qui à travers une quête épuisante brisait les cadres classiques de la création; Maffre-Baugé, le viticulteur révolté qui défendait le Languedoc et ses « vendanges amères ». Le poète soutenait le politique. Armand Lanoux fut l'ami enthousiaste et compréhensif. La hantise de la guerre le poursuivait. « La guerre n'a
pas de fin pour ceux qui se sont battus ». Norge, le poète belge:; il transformait ses lettre en œuvre d'art; il utilisait pour sa calligraphie ronde et sensuelle des stylos de couleur. Il avait le culte de la langue française « Ô Français, mon amour, terre de notre terre,,,le sécateur du jardinier menace les branches folles et pourtant rien n'est mystérieux comme un jardin à la française. »
Joseph Delteil voulait atteindre directement le lecteur « je veux sa peau » disait t-il. Il connu une célébrité éclatante « 1925, l 'année de la comète, du millésime,» Jean d'Ormesson a la pudeur d'une intelligence trop aiguë qu'il dissimule sous les faste de ses œuvres de l'imagination et de l'histoire. A partir de ses œuvres Paul jolas et ses amis recherchaient d'improbables solutions pour en finir avec l'énigme de Temps et de l'espace. Grâce à d'Ormesson le fantôme de Chateaubriand fit parti de la famille.
Le rideau rouge du « théâtres de maintenant » s'est levé sur René Obaldia; Ce théâtre aux multiples langages désobéissant à toutes conventions y compris celle du conformisme contemporain; théâtre de rire , d'amertume et de réflexion, Le double masque de la Comédie et de la Tragédie cachait le visage nu de l'homme et sous sa peau, l'écorché vif...................

